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Affichage des articles du 2017

White spirit - Shoof / Ensemble Al Nabolsy / Derviches Tourneurs de Damas

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L'ensemble Al Nabolsy, accompagnés de trois derviches tourneurs de Damas et du graffeur Shoof se sont produits la semaine dernière au Lieu Unique à Nantes.




Spectacle rare de représentants d'une tradition millénaire du soufisme.
Il y est question d'accéder au divin par la transe. La fascinanteperformance des danseurs est portée par les chants de l'ensemble Al Nabolsy. Le taggeur Shoof, pendant ce temps, traduit graphiquement les volutes du chant et de la danse. Elle ne se dévoile que progressivement par l'utilisation de la lumière noire. Le spectacle total étreint progressivement les témoins que nous sommes. Le chant lancinant s'insinue dans les corps ; les trilles visuelleset les spirales sonores emportent l'esprit et l'âme dans une torpeur unique.

S'il est peu probable d'être soi-même, en tant que spectateur, invité dans la transe, le pacte du spectacle permet d'approcher ou, à tout le moins, d'imaginer les états altérés de conscience. L&#…

Je vous souhaite d'être follement aimée - Ounie Lecomte

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Je vous souhaite d'être follement aimée est un drôle de film.

Enfin, non, c'est même un film pas drôle, qui ne donne pas envie d'être aimé, alors qu'il ne réclame que cela, simplement par son titre (il suffit d'enlever le "vous").
Il est à l'image de son personnage principal qui ne sait pas aimer, qui ne sait pas comment l'être, parce qu'elle ne se remet pas du manque originel.
Le film refuse toute séduction facile, de ces personnages qui ne sont pas là pour que l'on empathise avec eux. La caméra d'Ounie Lecomte crée une oeuvre coupante, acérée, rocailleuse comme la douleur de ces êtres brisés par la vie et la douleur de l'abandon, le sentiment d'être à côté de sa vie et que, quoi qu'on fasse on ne le fera pas bien, on n'y arrivera pas.
On soulignera l'intense prestation de Anne Benoit, mère inachevée, en devenir, roc de tristesse et de silences murés.
Lorsque Elisa, époustouflante Céline Sallette, reçoit enfin une lettr…

L'agent des ombres (Série) - Michel Robert

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L'histoire : Les forces des ténèbres et de la lumière s'affrontent sur tous les plans. Cependant une troisième puissance s'invite dans le jeu, le Chaos, et un homme, Cellendyl de Cortavar. Renégat de la Lumière, laissé pour mort et trahi par ses anciens coréligionnaires il n'appelle que vengeance...



Je lis peu de fantasy et le premier tome m'est tombé entre les mains lors d'une séance de dédicaces à l'Atalante en 2008.
Michel Robert signait entre Christophe Lambert (La brèche) et Manchu (le premier Merjagnan). Bref, j'ai pris ce livre pour de très mauvaises raisons et il dormait sur mes étagères.

Cette série est un petit miracle incompréhensible.
Personnages improbables, intrigue cousue de fil blanc, ça défouraille de tous côtés, amours contrariés et impossibles, amitiés éternelles, vengeances à mort, meurtres et complots se succèdent à un rythme échevelé.
Oui, j'ai dit, "rythme échevelé". C'est pas bien.

C'est cliché comme pas possible.




L'amour et l'occident - Denis de Rougemont

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Il est des livres qui sauvent la vie.

Dans un essai poétique constamment réimprimé depuis l'édition définitive de 1957, Denis de Rougemont s'attaque à la seule question qui compte.
Pourquoi aimons-nous ?
Et surtout, pourquoi souffrons-nous lorsque l'amour s'arrête, pourquoi sommes-nous fascinés par cette douleur au point de la chérir secrètement ? Pourquoi la douleur d'amour nous obsède-t-elle au point d'irriguer toute la production culturelle de l'occident depuis... Depuis quand déjà ?
Depuis qu'un texte est apparu, comme surgi du néant (ce qu'il n'est pas, comme le montre l'auteur) dans les premiers temps du XIIe siècle. Un texte fondateur, un texte qui dit le secret de l'âme occidentale, Tristan et Iseut.
Il ramasse plusieurs traditions et son archéologie remonte aux premiers temps des religions monothéistes de l'Iran ancien via cathares, bogomiles et manichéisme.
Le mythe tristanien recèle en son cœur une doctrine secrète, la fascinati…

Le Témoin des Salomon - Marc de Gouvernain

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Pour la première fois je reçois un livre pour en faire la critique. Que Babélio (opération Masse Critique) et les éditions Flammarion (Arthaud Poche) en soient ici remerciés.

Cela a un goût particulier que de recevoir un ouvrage, comme ça, juste pour le critiquer. Et pourtant, j'en ai envoyé des services de presse lorsque j'étais éditeur ! Mais de se retrouver de l'autre côté de la barrière, quelle qu'elle puisse être, cela surprend toujours.

Il faut d'abord dire que l'objet est magnifique.
Entendons-nous bien, on parle d'un livre de poche. Mais la couverture et la matière (le pelliculage) sont particulièrement réussis, le directeur artistique a bien fait son travail. La réalisation est soignée, i.e. il n'y a qu'une coquille dans tout l'ouvrage ce qui, à l'aune de restrictions budgétaires, de suppressions de lecture-correction et de la débandade dans le savoir-faire éditorial, est en soi une réussite. Oui, je sais, cela fait vieux con, mais fra…

Whiplash (Damien Chazelle) / Captain Fantastic (Matt Ross)

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Whiplash et Captain Fantastic.
Deux films travaillés par une question décisive : jusqu'où aller dans la transmission ? A quel prix ? Faut-il violenter pour éduquer, pour tirer le meilleur d'un individu (Whiplash) ou alors faut-il isoler ses enfants pour les protéger de la société (Captain Fantastic) ?



L'histoire : Andrew veut devenir batteur, un grand batteur, le plus grand de tous les temps.
Il rêve d'intégrer la classe de Terence Fletcher. Dès son arrivée dans le groupe, Andrew va subir la pédagogie chaotique de Fletcher qui fascine ses élèves, les terrorise, les frappe, les insulte, les félicite, les monte les uns contre les autres, les met en concurrence. Pourquoi ce déchaînement de violence et cette fascination des élèves pour un mentor hurleur ?






Parce que dans un bar, alors qu'Andrew a quitté le groupe depuis longtemps, Fletcher lui raconte l'histoire de Charlie Parker : devenu un dieu du jazz après avoir reçu une cymbale en plein visage d'un autre musici…

La la land (Damien Chazelle) / Moonlight (Barry Jenkins)

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L'histoire est connue : La la land archi favori pour rafler le maximum de statuettes aux célébrations américaines, après être montée sur le plateau son équipe s'est vu obligée de redescendre avec tout son petit monde, le meilleur film étant finalement attribué au moins flamboyant mais bouleversant Moonlight.

Au-delà de l'anecdote (qui dit, en fait, exactement ce que je pense), le plus intrigant est de voir réunis ces deux films qu’apparemment tout sépare : grosse machinerie / film indé, stars en voie de panthéonisation / acteurs quasi inconnus, comédie musicale joyeuse et entraînante / drame dépressif, blancheur partout / communauté afro-américaine durant tout le film, on pourrait multiplier à l'envi les oppositions.
Allons plus loin, La la land et Moonlight au delà de ces oppositions formelles ne sont-ils pas les deux avatars de la même fascination que la culture américaine entretient avec la solitude des êtres ?

La la land raconte l'histoire de deux wannabe montés à…

Etoiles dans la nuit des temps - Yves Vadé (dir.)

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L'ouvrage n'est pas à proprement parler une initiation à l'archéoastronomie (on lui préférera, malgré d'importantes réserves, Géométrie céleste : Comprendre la signification astronomique des sites anciens de Ken Taylor).
Il s'agit ici de regrouper les contributions de divers spécialistes sur le sujet qui précisent tel ou tel point de leur recherche. La lecture pour celui qui débute dans le sujet n'est pas forcément aisée, l'ouvrage étant pauvre graphiquement, et il implique de maîtriser les termes de l'astronomie afin de pouvoir transposer dans une représentation de la voûte céleste ce qui est décrit. 
Il est composé de deux parties : les analyses portant sur des traces d'observations célestes dans les civilisations d'avant l'écriture (préhistoire et civilisation celte), ou dans des civilisations utilisant l'écriture (Babylone, Chine, Samarkand, Inde).
Cela posé, le recueil de Yves Vadé n'en est pas moins passionnant (quoique forcément …

L'oreille interne - Robert Silverberg

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Tout ça pour ça !

L'oreille interne est un grand ratage. 

L'histoire : David Selig, médiocre personnage est télépathe. Mais son pouvoir s'en va, le quitte. Et Selig n'ayant jamais pu faire l'expérience de l'adolescence, doit découvrir la frustration et apprendre, enfin, un peu à mourir.

L'idée du don comme malédiction n'est plus très originale, même si elle devait l'être à l'époque de la rédaction du roman. Qu'importe, car Silverberg n'atteint pas, et de loin, la qualité de traitement de la solitude d'un être comme a pu le faire Ken Grimwood au sujet de l'immortalité dans Replay.
Bien pis, le roman est encombré de tics d'écriture propre aux années 50-70 : adresse au lecteur omniprésente, délires qui n'amènent rien à la progression narrative... La destructuration de la chronologie ne surprend pas mais n'apporte pas grand'chose à l'histoire de cet homme. Frustration sexuelle et médiocrité des affects, tout "sen…

Le serpent d'étoiles - Jean Giono

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Torturé à coups d'Enfants et la rivière et de Gloire de mon père pendant mes lointaines et jeunes années, j'entretiens une souveraine méfiance envers tout auteur soupçonné, à tord ou à raison, de régionalisme. Giono c'est "même pas en rêve". Le hussard sur le toit de Rappeneau ne m'avait pas assez enthousiasmé pour que je change d'avis, et en plus, il y a assez de livres qui m'intéressent sans que j'aille m'encombrer de ceux qui ne m'intéressent pas.

J'avais tord une fois de plus.

Il aura fallu une note sibylline de Philippe Walter au détour de son extraordinaire Caniculepour me convaincre de mettre le nez dans des pages de Giono.

L'histoire : le narrateur, jamais nommé, dans une Provence de début de siècle, celui d'avant, raconte sa rencontre avec un berger et sa famille. Un berger qui, avec ses mots à lui, remis dans les mots de Giono, lui dit la Terre, les courants telluriques et les forces chthoniennes qui traversent le monde,…

La nuit du 28 février - Leif G. W. Persson

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Non mais c'est quoi ce bouquin ?

En furetant dans une bibliothèque amie, truffée de polars, ce qui n'est pas mon genre de prédilection, je tombe sur un scandinave inconnu.
Je suis embêté par le polar scandinave, car il me laisse froid. Normal c'est le grand nord ;)

Mais encore ? Si je n'ai pas lu Millenium, je me suis énervé sur un Camilla Läckberg (Le Prédicateur pour ne pas le citer) tant l'intrigue est mauvaise, et je me suis profondément ennuyé dans La cité des Jarres d'Analdur Indridason. Pour le première avec des personnages totalement inintéressants et le deuxième avec un inspecteur ectoplasmique et une intrigue dont je ne me rappelle pas le plus petit bout de queue de souvenir, c'est dire. Je passe sur Le meurtrier sans visage d'Henning Mankel totalement oublié ainsi que sur un islandais prêté de chez Babel Noir dont je ne ne rappelle ni le nom ni le titre, c'est dire...
L'enthousiasme pour le meurtre chez ces parangons de civilisation autop…

L'incroyable histoire de Wheeler Burden - Selden Edwards

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Deuxième ouvrage prêté par C, après Les âmes vagabondes de Stephenie Meyer.
Autant je n'avais pas aimé le salmigondis cuculapralinesque de la mormone toquée de vampires, autant je me suis régalé des tribulations de cet américain au destin tout sauf moyen.

Le texte que nous tenons entre les mains est rédigé par la mère dudit Wheeler et a pour but de raconter sa destinée pour le moins étrange.
Il faut accepter le ton du début (la môman qui raconte à quel point son fiston est fooormidable),
il participe pleinement de l'équilibre de l'histoire, même s'il peut paraître un peu agaçant de prime abord.

L'histoire : Né dans les soubresauts de la deuxième guerre mondiale d'une mère anglaise pacifiste et d'un père mort sous la torture gestapiste alors qu'il n'a que trois ans, le jeune Burden grandit et devient la coqueluche de chaque endroit où il apparaît. Des inévitables parties de baseball au cœur de la sociabilisation scolaire américaine, aux années soixante …

Dans la ville en feu / Les dieux du verdict - Michael Connelly

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J'avais juré que l'on ne m'y reprendrait plus et laissé Michael Connelly au plus bas.
Lecteur, j'éprouvais douloureusement l'abîme résidant, pour un auteur, entre être et avoir été. Connelly n'était plus qu'une ombre et j'avais dû me résoudre à faire mes adieux à Harry Bosch et Mickey Haller.
Je jette un voile pudique sur mon exaspération à la lecture de Volte face, Le cinquième témoin, Ceux qui tombent, néants intersidéraux de vacuité et alignements de mots indignesde la part de l'auteur des Égouts de Los Angeles ou du Dernier Coyote.

Même si, en soi, le polar me semble assez vain comme genre littéraire, Michael Connelly a toujours eu le savoir-faire pour trousser une histoire, rendre attachants ses personnages et ne faire lâcher qu'à regrets ses livres. En articulant finement les enquêtes menées par Harry Bosch aux répercussions qu'elle pouvaient avoir sur sa vie intime, M Connelly dressait le portrait d'un homme solitaire et complexe.
Or,…

Le voyage de Simon Morley - Jack Finney

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Simon Morley, c'est vous, c'est moi.
C'est nous en train de lire le livre, qui sur une banquette, qui dans un lit. Nous qui occultons toute réalité autour de nous et acceptons de mettre notre cerveau en auto-hypnose pour décider de croire à la réalité du livre, de l'histoire.
Simon Morley découvre que, si on est assez conditionné par son entourage, par une simulation, on peut retourner dans le passé. Revenu dans le New York des années 1880, Simon nous fait partager sa lente balade ébahie. De longues et lentes descriptions (il est peintre) achèvent de nous faire croire à la tangibilité de ce New York révolu. Il l'aime tellement qu'il tombe amoureux de la nièce de sa logeuse et se retrouve embarqué dans un incendie qui ravage un immeuble en restauration.
Étonnant rythme d'un roman qui s'étire tout en langueur pour retrouver une tension dramatique anodine mais intense (les héros et les personnages d'arrière-plan arriveront-ils à s'échapper d'un im…

Version officielle - James Renner

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Version officielle est un grand roman complotiste. Un de ceux que Raymond Khouri n'écrira jamais. Tout simplement parce que James Renner est porteur d'une vision superbement paranoïaque et qu'il suit son sillon sans jamais s'en laisser détourner. On trouve tous les ingrédients d'une grande manip' : l'eau infectée, le projet HAARP, la mémoire manipulée, le 11 septembre... En dire plus serait criminel !
Alors on pourrait trouver à redire que le deuxième tiers du roman est le ventre mou du roman : la narration souffre du manque de personnages pour un roman aussi ambitieux. Péché véniel. Mais cela est bien peu de choses eu égard à une narration qui cheville le lecteur de bout en bout et un final particulièrement bien trouvé. James Renner apparaît comme le digne cousin américain de l'Antoine Bello des Falsificateurs, ce qui n'est pas le moindre des compliments.

Une belle réussite qui augure un excellent faiseur d'histoires.

L'art de l'univers - John D Barrow

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Rarement ai-je mis autant de temps à achever la lecture d'un essai...
John Barrow tente de nous convaincre des connexions intimes entre la structure de l'univers et nos représentations de l'art.La gageure est immense.
Et l'auteur n'y réussit que partiellement à trop tenter de courir deux lièvres à la fois. Il tente de nous expliquer comment le monde est monde, qu'il est comme il ne peut qu'être tout au long de développements en biologie, géologie, climatologie, planétologie, cosmologie. C'est la partie la plus ambitieuse et, en même temps, la plus faible de l'ouvrage : le texte est daté de 1995, remis à jour en 2005. Il a donc plus de 12 ans ! On peut s'étonner d'une publication aussi tardive par Actes Sud. Sans être assez spécialiste, il semble que certains développements sont déjà un peu datés dans des domaines où la Recherche avance à pas de géants.
Reprenant le principe anthropique et l'évolutionnisme qui feront le succès du Sapiensde Y…

La mécanique des ombres - Benjamin Legrand

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Vous ne connaissez pas Benjamin Legrand ? 

C'est parfaitement injuste.

Il est un des grand raconteur d'histoires français. Traducteur, scénariste, auteur de BD, de polars, d'adaptations en tout genre, son écriture est des plus visuelles.
En quelques mots, Benjamin Legrand plante une scène. En quelques lignes il campe une histoire. En moins d'une page, on voit le personnage, on l'entend avec son histoire, ses rêves et ses secrets. Pas besoin d'en faire des pages et des pages, ni d'en rajouter des tartines.

J'ai déjà dit tout le bien que je pensais de B Legrand. Je n'ai pas été déçu cette fois non plus.

La mécanique des ombres c'est l'histoire du Mistigri, un collier de perles noires qui porte la poisse à ceux qui croisent sa route. Un chien revanchard, un escroc, une antiquaire, un ado, sa sœur et sa petite frappe de copain, un astronaute fou et une station orbitale en perdition, une touriste allemande et son frère militaire au Soudan, un braqueu…

La matière noire, à la recherche de la plus grande inconnue de l'Univers (Alberto Casal Gonzalez)

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C'est le 5 ou 6e ouvrage d'astrophysique lu en 2 ans et pour la première fois je dis "enfin !".
J'ai dû lire deux fois La réalité cachée de Brian Greene en peinant à chaque ligne, je n'avais pas retenu grand chose du Sahara vient des étoiles bleues de Jean-François Becquaert ainsi que de la Balade en cosmologie d'Aurélien Barrau ou encore des conversations entre Jean-Claude Carrière et Thibault Damour.
Il y a un mois parait une série d'ouvrages vendus en presse Voyage dans le cosmos marquée par la figure tutélaire d'Hubert Reeves. Cela sentait l'ouvrage de vulgarisation pour ceux qui n'y connaissent rien, mais à 4 euros, je ne risquais pas grand-chose. Une énorme coquille typographique sur le cartel de présentation laissait présager le pire.

Et là, divine surprise ! Malgré l'impossibilité de trouver la date du texte en langue originale, ainsi que la difficulté à identifier l'auteur réel du texte (Hubert Reeves n'a assuré que la pr…