Histoires inavouables - Ovidie & Jérôme d'Aviau






Meuh si, elles sont avouables.

Bon, enfin, pas toutes. En fait ça dépend à qui.

Ce qui veut dire pas à tout le monde... vous voyez ce que je veux dire, hein ?

Parce que ce sont des histoires de cachoteries, de coucheries, coquines, volées, merdiques, ratées, drôles, avortées, magiques... chacun trouvera la sienne ou celle qu'il aimerait vivre, en vrai ou en rêverie.
Dans le train, avec un téléphone, en mode cougar ou caché en pleine réunion de famille (si, si c'est possible). Il y en a pour les filles et pour les garçons qui les aiment. Mais aussi pour les filles qui aiment les filles et les garçons, les garçons.

Des histoires vraies racontées à l'auteur ou vécues par elle (il y en a une que j'ai identifié à coup sur...).

Il faut dire qu'Ovidie n'est pas n'importe qui.
Pour ceux qui ne la connaitraient pas, ancienne actrice de X, Ovidie réalise maintenant des films érotiques intelligents. Eh oui ! ça existe.
Des films qui mettent la sexualité au milieu de leurs histoires, celle que l'on vit, nous les gens banals, pas celle des machines que l'on voit sur youporn. Des histoires qui nous prennent pour les adultes que nous sommes, et pas les conneries que l'on nous montre où l'on voit des femmes qui font l'amour avec des soutiens-gorges, parce que les américains ont un blocage avec l'aréole des seins des femmes (ici et ).
Même si des progrès restent à faire, il fait enfin plaisir de voir des films adultes qui réfléchissent un peu : Histoire de sexe(s), Infidélité ou encore Liberté sexuelle. Tout ça c'est sur  FrenchloverTV la chaine lancée par Ovidie. Ovidie écrit aussi, c'est là. Elle réfléchit sur le sexe et c'est souvent assez bien vu.

Moi, j'ai beaucoup de sympathie pour Ovidie.

Mais surtout j'adore le dessin de Jérôme d'Aviau. J'adore ses femmes.
D'un trait de dessin faussement simple, d'une étonnante fluidité, le noir circonscrit le blanc qui s'emplit alors d'une féminité infinie. Le papier semble littéralement vibrer et se fait chair. L'opaque surface blanche ouvre sur une profondeur abyssale. Ces femmes sont alors extraordinairement belles et humaines.
À mille lieux des sublimes et inaccessibles femmes-totems de Manara, les femmes de d'Aviau sont fragiles, retorses, ingénues et coquines. Bref, elles ressemblent à celles qui nous entourent. Mieux, elles nous en rappellent la beauté.

A lire donc, seul ou à deux...


A qui l'offrir ?


à votre moitié, bien sûr


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Premières fois de Sybilline (et quelques dessinateurs). Un ouvrage sur la même architecture que Histoires inavouables. Sybilline raconte des "premières fois" avec, à chaque fois, un dessinateur différent. Jérome d'Aviau en propose une dont est extraite l'illustration de couverture.

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